Portrait de la Jeune Fille en Feu

A feminine tale of love, attraction and freedom

This acclaimed movie, winner of the Best Screenplay at the Festival de Cannes last year, is one of a kind.

Set in the 18th century, the story starts as Marianne arrives in the house where Héloïse, daughter of an Italian woman and a French man, is to be painted so that her portrait can be sent and shown to her future husband. She, of course, has no say on the matter and will not meet her husband prior to her wedding.

Marianne is a painter and is going to paint Heloise. But as Héloïse is resisting her future arranged marriage, she does not want to pose. So Marianne is presented to her as a lady friend to accompany her on walks so she can observe her and paint her from memory afterwards.

The first scene of their walk together caught me off guard with a simple dialog. As Heloise runs towards the cliffs, Marianne runs behind her, afraid she is going to jump off the cliffs. At the edge of the cliffs, Héloïse stops and looks back to Marianne and simply says « I have always dreamt of doing this ». When Marianne asks her if she means dying, Heloise replies simply: « Running ». With this dialog, Céline Sciamma (the director and screenwriter) establishes one clear thing : the only thing Heloise is aspiring to is being free. And freedom is found in the little things.

As Marianne’s observation of Héloïse deepens we begin to witness long stares between the two women, like a duel. The dialogs between the characters are really proper and polite, as the time of the story dictates, but still there is room for exquisite lines between the two. Adèle Haenel’s Heloise is full of verve and anger, in the meantime, Noémie Merlant’s Marianne has a shy side to her, but she does not, however, shy away when challenged by Heloise. It is kind of a silent and polite tennis match, where both the characters are trying not to reveal too much while learning to know each other.

The film attacks universal themes about women condition that unfortunately travelled through centuries, abortion, forced marriages… and showcases the women strength and solidarity, the scene at the party in the village is magical. It is really refreshing to see women portrayed that way

To get back to the party scene, it is particularly touching as it is one of the rare moment of the movie where there is music. As part of the things Héloïse is deprived of, music is not present in her life, so it is scarcely present in the movie. This could bother me a lot normally, but just as I find music essential to a movie’s success, its absence when it is meaningful is powerful.

To be honest on paper this movie has a lot in common with movies that usually bore me : long still scenes, a lot of silence, short and polite dialogs, no music, in a period of time that is not ours so that is less easy to relate to… but in the mist of all of this, something happened in this movie that kept me engaged and fascinated. Is it the fierce and angry stare in Adèle Haenel’s eyes ? Or the quiet and emphatic gaze from Noémie Merlant ? Or maybe just the poetry in everything: from the landscapes – the sea and the cliffs showing the possibility of freedom and yet closing the space in which these characters evolve – to the parallel between the painter’s work and the relationship between Marianne and Heloise.

For all of these reasons I really encourage you to check the Portrait of a Lady on Fire, it is distributed in the US (limited release in Theater, maybe soon on streaming platforms!)

Here is the trailer, in French with English subtitles

Ce film, acclamé par la critique et vainqueur du prix du meilleur scenario au Festival de Cannes l’an dernier, est unique en son genre.

Situé au 18ème siècle, l’histoire commence quand Marianne arrive dans la maison où Heloïse, fille d’un Français et d’une Italienne, doit être peinte pour que son portrait soit envoyé à son futur époux. Elle n’a, bien évidemment, pas son mot à dire à propos de ce mariage et ne rencontrera pas son époux avant la cérémonie.

Marianne est peintre et est engagée pour peindre le portrait d’Heloïse. Mais, comme Heloïse se révolte contre ce mariage arrangé, elle refuse de poser. Marianne doit donc se présenter à elle comme une simple « compagne de promenade » afin de pouvoir l’observer et la peindre de mémoire.

La première scène de leurs promenades ensemble m’a prise de court avec un simple dialogue. Tandis qu’Héloïse court en direction des falaises, Marianne la suit en courant, craignant qu’elle ne se jette du haut de la falaise. Au bord de la falaise Héloïse s’arrête et se retourne vers Marianne et dit simplement « Ca fait des années que je rêve de faire ça! » Quand Marianne lui demande si elle veut dire mourir, Heloïse répond « Courir ». Avec ce dialogue, Céline Sciamma (la réalisatrice et scenariste) établit clairement une chose : Héloïse n’aspire qu’à une chose, être libre. Et la liberté se trouve dans les petites choses.

As Marianne’s observation of Héloïse deepens we begin to witness long stares between the two women, like a duel. The dialogs between the characters are really proper and polite, as the time of the story dictates, but still there is room for exquisite lines between the two. Adèle Haenel’s Heloise is full of verve and anger, in the meantime, Noémie Merlant’s Marianne has a shy side to her, but she does not, however, shy away when challenged by Heloise. It is kind of a silent and polite tennis match, where both the characters are trying not to reveal too much while learning to know each other.

Le film s’attaque à des thèmes universels à propos de la condition des femmes qui malheureusement ont traversé les siècles, l’avortement, les mariages forcés… et montre aussi la force et la solidarité entre femmes. La scène de la fête du village est magique. C’est vraiment rafraichissant de voir les femmes dépeintes de cette manière.

Pour revenir à la scène du village, elle est particulièrement émouvante car c’est un des rares moments du film dans lequel il y a de la musique. La musique fait partie de cette liste de choses dont Héloïse est privée, et donc la musique n’est que très peu présente dans le film pour refléter cela. Cela aurait pu me gêner, c’est habituellement le cas, pour moi la musique est partie intégrante de la réussite d’un film. Mais dans ce cas quand l’absence de musique a un sens c’est aussi puissant.

Pour être honnête, sur le papier, ce film avait tout pour me déplaire et m’ennuyer: des scènes longues et immobiles, beaucoup de silences, des dialogues courts et polis, peu ou pas de musique, dans une période qui n’est pas la notre et pour laquelle il est donc moins simple de s’identifier aux personnages… mais au milieu de tout cela, quelque chose s’est passé dans ce film et cela m’a fait rester impliquée et fascinée. Est ce que c’était le regard intense et emprunt de colère d’Adèle Haenel ? ou le regard appuyé et silencieux de Noémie Merlant ? Ou peut être juste la poésie de tous les éléments du film, des paysages – la mer et les falaises montrant la possibilité de liberté tout en fermant l’espace dans lequel évoluent les personnages – au parallèle fait entre le travail de peintre de Marianne et la relation qui la lie à Héloïse.

Pour toutes ces raisons, je vous encourage vivement à regarder le Portrait de la Jeune fille en Feu.


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