1917 – Coline’s review

I talked about the movie 1917 in a previous post but a very good friend of mine, Coline, is so passionate about this movie that I asked her if she wanted to write something about this amazing film. I am very grateful she accepted, so now I leave her to it !

« I would like to thank the Academy… » and Adeline, for asking me if I was interested in writing an article for her blog about Sam Mendes’s « 1917 » masterpiece, one of the Oscar favorites.

« 1917 » is actually my favorite of 2020, which I know is just beginning, but I am convinced that I will stick to it. Why?

I’m not a huge fan of war movies. But 1917 is not strictly speaking a war film, or let’s say it is not a war film like any other. The movie focuses on Schofield (George Mackay) and Blake (Dean-Charles Chapman), two young British soldiers who were  asked to cross a No Man’s Land to stop the assault that would take 1,600 soldiers’ lives. The script is quite simple, and received some criticism. In my opinion, this simplicity is well-founded: the goal is to make the experience immersive, and I must say it is quite effective!

Sam Mendes succeeds in offering a unique immersion in the heart of the trenches. To achieve such palpable tension, the director of American Beauty (1999), Revolutionary Roads (2008) and Skyfall (2012) chose the one-shot style. This cinematographic technique consists in shooting the action without any cuts or reverse shots, giving us an impression of « real time ». Thanks to the fluidity created by this continuous shot, watching « 1917 » is as immersive as playing a video game: the viewer fully experiences Blake and Schofield’s crossing of the No Man’s Land. Thrills and spills guaranteed!

Of course, 1917 was not technically filmed in a single take. Several long scenes were shot, eight minutes for the longest. They were then assembled with such precision that it is quite impossible for the spectator to spot the cuts…and not for lack of trying!

A technical prowess it is, but it wouldn’t have been possible without this sucessful acting duo: George Mackay and Dean-Charles Chapman give us an outstanding performance. Their hard work began with six long months of rehearsals where the shooting took place, in England and Scotland. In order to facilitate the camera movement between the characters, the actors had to rehearse what had been precisely choreographed. Their preparation was also close to a play rehearsal: in the event of a mess up or memory lapse, the whole team had to start over shooting an eight-minute scene. No pressure! The two actors also had to be prepared for intensive shooting: running in the mud equipped like soldiers, performing their own stunts… Ah, the magic of one-shot films!

It is worth mentioning that in this film, actors don’t just act. The faces they make during actual efforts are real, they did not fake falling in the mud either, or bumping into each other during Schofield’s Run, a scene already cult. On top of that, Mackay and Chapman’s acting talent is undeniable, and the two protagonists beautifully convey the courage and fear of these young soldiers. George Mackay is absolutely stunning and isn’t even nominated for an Oscar or a BAFTA :-/. 

Schofield’s Run

Silence, music or chaos reign as our two soldiers strive to succeed in their mission. Tension is palpable, and silence is very welcome: sometimes disturbing, sometimes soothing. In the forest of Croisilles, the spectators allow themselves a moment of peace and calm, listening to the sound of the wind whispering through the trees. Leaves, wind, but not only… As I don’t feel like spoiling the magic of this scene, I’ll just move on to Thomas Newman’s original soundtrack, an Oscar-nominated gem. Understated and tense during the opening hour of the film, the music takes off in the second part with a powerful orchestral piece. Newman’s work perfectly suits all the emotions the spectators feel during this journey, and sublimates the aesthetics quality of the movie. To make it short, I will only mention two worth-noting examples : the play of light and shadows captured in the ruins of a ravaged city, and the soldier lying against a tree, receiving the first and only ray of sunshine of the film, reminding us of Arthur Rimbaud’s Dormeur du Val.

1917 was the Big winner at the BAFTA, and will undoubtedly be the Big Oscar winner tomorrow as well. One thing is sure ; it already won the heart of film lovers across the globe.

✔ You want to watch it for: The technique, the tension
✔ You will be surprised by: The music and photography
✔ Let’s hear it for….the actors’s talent, the risk-taking, the direction!


« Age Before Beauty », 1917 inspired painting by Coline David (Ink’Spired)

Je vous ai déjà parlé de 1917 dans un précédent post mais une de mes très bonnes amies, Coline, est tellement passionnée par ce film que je lui ai demandé si elle voulait écrire quelque chose à propos de ce superbe film. Je lui suis très reconnaissante d’avoir accepté et je lui laisse donc la main !

« I would like to thank the Academy…. » et Adeline, de m’avoir proposé d’écrire un article sur son blog au sujet du chef d’oeuvre 1917, l’un des favoris des Oscar, dont la cérémonie se déroulera ce dimanche.

1917 est tout simplement mon coup de cœur de l’année, qui ne fait que débuter, mais je suis convaincue qu’il le restera. Pourquoi ?

Je ne suis habituellement pas une inconditionnelle des films de guerre. Mais 1917 n’est pas à proprement parler un film de guerre, ou plutôt ce n’est pas un film de guerre comme les autres. Le film se concentre sur Schofield (George Mackay) et Blake (Dean-Charles Chapman), deux jeunes soldats britanniques à qui l’on demande de traverser un No Man’s Land pour mettre un terme à l’assaut qui coûtera la vie à mille six cents soldats. Le scénario est simple, ce qui a valu quelques critiques au long-métrage. Cette simplicité est, à mon sens, fondée : le but est de rendre l’expérience immersive, et c’est plutôt efficace !

Sam Mendes réussit à nous offrir une immersion rarissime au cœur des tranchées. Pour cela, le réalisateur d’American Beauty (1999), des Noces Rebelles (2008) ou encore de Skyfall (2012) a eu recours au plan séquence unique. Cette technique cinématographique consiste à tourner l’action sans coupure, ni montage ou contre-champ, et donne au spectateur une impression de « temps réel », l’invitant à devenir lui-même un personnage du film. Dans 1917, tout comme dans un jeu vidéo, nous rejoignons la mission de nos deux héros et nous vivons leur traversée du No Man’s Land à 200%. Frissons et sursauts garantis !

Sam Mendes n’a bien entendu pas réalisé qu’une seule prise de deux heures. Plusieurs longues scènes ont été tournées, huit minutes pour la plus longue. Elles ont ensuite été assemblées avec une telle précision qu’il est pratiquement impossible pour le spectateur de repérer les coupures…et ce n’est pas faute d’avoir essayé !

Prouesse technique donc, mais soutenue par un duo de choc : George Mackay et Dean-Charles Chapman nous livrent une performance sans égal. Leur travail a commencé par six mois de répétitions sur les lieux du tournage en Angleterre et en Ecosse. Pour faciliter le mouvement de la caméra qui se faufile entre les personnages, les acteurs ont du répéter plusieurs fois une véritable chorégraphie. Leur préparation est également comparable à une répétition théâtrale : en cas de cafouillage ou trou de mémoire, c’est toute l’équipe qui devait reprendre le tournage d’une scène de huit minutes. No pressure! Les deux acteurs devaient aussi se préparer à un tournage intensif : courir dans la boue, équipement de soldats sur le dos, effectuer leurs propres cascades… Ah la magie du plan-séquence ! L’intensité du tournage et la technique du plan séquence font également la part belle a la spontanéité et à l’improvisation : les nombreuses grimaces des acteurs pendant leurs efforts, les glissades dans la boue ou encore les chutes et bousculades lors de la scène déjà Mythique Schofield’s Run, sont bien réelles. L’improvisation ne fait pas tout : leur talent d’acteur est indéniable, et les deux protagonistes transmettent à merveille le courage et la peur de ces deux jeunes soldats. (Nddlr: George Mackay crève l’écran et n’est même pas nommé pour un Oscar ou un BAFTA ! :-/) 

Schofield et Blake évoluent entre silence, musique, et chaos. On apprécie ce silence, tantôt inquiétant tantôt rassurant, notamment dans la forêt de Croisilles, où l’on s’autorise nous aussi un moment de paix et de calme, bercés par le bruit des feuilles. Le bruit des feuilles mais pas seulement… ne souhaitant vous gâcher la magie de cette scène, je rebondis sur la musique originale de Thomas Newman, nommé aux Oscar pour cette pépite. Timide et inquiétante pendant la première partie du film, la musique s’impose en deuxième partie par une puissance orchestrale poignante. La musique s’adapte parfaitement à toute la palette d’émotions ressenties lors de ce périple, et vient sublimer une photographie impeccable : sans m’attarder, je ne mentionnerai que le jeu d’ombres et de lumières capté dans les ruines d’une ville entièrement ravagée, et le soldat allongé sous un arbre, recevant le premier et unique rayon de soleil du film, et rappelant étrangement le Dormeur du Val du poète Rimbaud.

Le grand gagnant des BAFTA sera sans aucun doute, le grand gagnant des Oscar, et de tous les amoureux du cinéma !

✔ On y va pour : la technique et la tension
✔ On est surpris par : la musique et la photographie 
✔ On applaudit: le jeu des acteurs, les prises de risque, la réalisation


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